Bétou, le 1er juillet 2026 – Dans le cadre de la mission conjointe de convergence du Système des Nations Unies dans la Likouala, la délégation de l'UNFPA s'est rendue à Bétou les 30 juin et 1er juillet pour évaluer l'impact direct de ses interventions communautaires. Au cœur de cette visite de terrain : l'École des Maris et les Espaces sûrs pour les femmes et les filles, deux piliers de la stratégie de l'UNFPA pour l'autonomisation et la lutte contre les Violences Basées sur le Genre (VBG).

Les Espaces sûrs : Des havres de paix et de reconstruction
Dans le département de la Likouala, les défis liés à la protection des femmes sont immenses, la zone se classant au 3ème rang national pour les cas de viols signalés. Face à cette urgence, l'UNFPA a déployé une réponse multisectorielle robuste. La visite de l'Espace sûr de Bétou a mis en lumière l'importance vitale de ces structures pour les réfugiées et les populations hôtes.
À l'échelle de nos interventions, ce sont 34 espaces sûrs pour les femmes et 26 espaces pour les jeunes qui sont aujourd'hui fonctionnels. Ces lieux d'écoute et de prise en charge ont permis d'accompagner médicalement et psychosocialement 5 153 survivantes de VBG et de distribuer des milliers de kits de dignité. Les témoignages poignants recueillis sur place illustrent non seulement la reconstruction psychologique de ces femmes, mais aussi leur progressive inclusion socio-économique.

L'École des Maris : Les hommes comme acteurs du changement. La lutte pour l'égalité des sexes ne peut se faire sans l'implication des hommes et des garçons. La délégation a pu assister à des échanges au sein de l'École des Maris de Bétou, une initiative novatrice visant à transformer les normes sociales et à prévenir les VBG. En redynamisant ces écoles, l'UNFPA encourage les hommes à devenir des modèles positifs et des défenseurs de la santé sexuelle et reproductive ainsi que la lutte contre les VBGs au sein de leurs foyers et de leur communauté. Les changements de comportement observés sur le terrain témoignent de l'efficacité de cette approche inclusive.
« L'UNFPA s'engage pour que chaque accouchement soit sûr et que chaque femme soit protégée contre la violence dans la Likouala », a rappelé Dr Agnès Kayitankore, Représentante résidente de l’UNFPA au Congo, lors de cette mission.
En ne laissant personne de côté, qu'il s'agisse des communautés locales, des autochtones ou des 37 000 réfugiés de la zone, l'UNFPA continue de transformer la vulnérabilité en opportunité.
